Un château français dans la pampa argentine

Découverte d’un château à l’allure européenne qui se situe à 12 000 kilomètres du Vieux Continent….

Tout commence en 1840, Don Orestes Piñeiro  achète quelques parcelles de ces terres, propices à l’élevage de moutons, dans la province de Buenos Aires. Très vite leur exploitation se développe et leur territoire s’étend. Quelques annnées plus tard, cet endroit devient une réelle estancia (grande propriété rurale en Amérique Latine). Il va la baptiser  « la Candelaria » en honneur à sa femme, Candelaria del Mármol.

Rebeca leur fille adoptive en hérite avec son mari Manuel Fraga qui prend les rennes de la propriété. Lors d’un de ses voyages dans l’hexagone,  alors qu’il naviguait sur la Loire, il tombe amoureux d’un château et décide d’en construire un à la Candelaria. En 1894, il fait appel à Favre, un architecte français et à un ébéniste hollandais pour l’intérieur.

Le parquet, les vitraux et la majorité des meubles proviennent d’Europe, en particulier de France.  Il y a trois étages où sont distribués les salons, la salle de réception, la bibliothéque ainsi que les douze chambres….

La propriété offre un parc magnifique  de 100 hectares, qui possède plus de 240 espèces d’arbres. Il fut réalisé par le renommé paysagiste Jules Charles Thays.

 

Ce moulin de style hollandais, imaginé par Manuel Fraga, existe toujours. IMG_6799

Les corps de la famille Piñeiro – Fraga reposent dans la jolie chapelle de la propriété qui date de 1937. L’estancia la Candelaria offre l’opportunité aux

chapelle la Candelariatouristes du monde entier  de venir passer une journée pour visiter la propriété. Durant cette escapade, diverses activités sont proposées: équitation, balade en byciclette, piscine, golf etc.

Estancia la Candelaria, Lobos, Provincia de Buenos Aires. http://www.estanciacandelaria.com/ ( pour les tarifs, consulter leur site)

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan

La Quinta Los Ombúes

Située à San Isidro, c’est  avec plaisir et intrigue qu’on pousse le portail de cette maison afin d’y découvrir le passé de ses anciens propriétaires.

Entrée Quinta de Los Ombúes

Connaissant leurs secrets de famille, leur vie quotidienne: on se laisse emporter par notre imagination. La propriété de los Ombúes eut plus d’un acquéreur. Parmi eux: Don Cecilio Sànchez de Velazco et sa femme Magdalena Trillo. Ils deviennent  propriétaires des lieux en 1784.

Quinta Los Ombúes© Clémence de Sagazan

Ce couple va donner naissance à Mariquita qui sera fille unique. Treize ans après, devenue adolescente: elle tombe amoureuse de son cousin issu germain Martin Thompson mais son père souhaite la marier au Capitaine Diego del Arco, un homme bien plus âgé qu’elle.  Mais Mariquita s’oppose et continue à voir furtivement son cher et tendre cousin. Le père se rend compte de la situation et décide d’officialiser l’union entre sa fille et le capitaine. Il organise un grand buffet dans la propriété et invite  tout le gratin de Buenos Aires.Quinta Ombúes Furieuse, Mariquita choisit d’écouter son cœur et refuse cette demande en mariage. Outré par la rébellion de sa fille, il l’envoit au couvent et via ses connaissances : Martin Thompson est appelé en tant que militaire à rejoindre la ville de Cadiz, en Espagne. Les deux jeunes éperdument amoureux sont alors séparés de force. 

A la mort de Cecilio Sànchez de Velazco, Martin met tout en oeuvre pour se rendre à la quinta los Ombués afin de voir sa dulcinée.  Mais ils devront attendre que la mère de Mariquita décède à son tour pour enfin se marier en 1812. Cette histoire d’amour a une triste fin puisque quelques années plus tard, Martin meurt. Elle se remariera avec un français expatrié Washington de Mendeville.

Aujourd’hui, on peut applaudir le courage de toutes ces femmes qui ont su se battre pour faire exister leur amour telles que Camilla O’Gorman.

La Quinta Los Ombúes, Adrián Beccar Varela 774, Acassuso, San Isidro
Visite guidée conseillée

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan, 

Pourquoi la Casa Rosada est-elle rose?

Si on interroge les porteños sur la couleur de l’actuel siège du gouvernement argentin, les versions sont différentes et chacun croit dur comme fer à la sienne.

Casa Rosada, vue du ciel

Un des symboles de la façade de la Casa Rosada c’est son balcon où Juan et Evita Perón faisaient leur apparition afin de saluer la foule sur la Plaza de Mayo. Mais ce qui intrigue le plus les passants c’est sa couleur, elle alimente les légendes urbaines depuis des décennies… Cette façade rose est apparue dans les années 1870 sous la présidence de Domingo Sarmiento. 

 La première hypothèse serait que Sarmiento choisisse cette couleur comme symbole de paix entre Unitaires et Fédéralistes. Ce serait la combinaison du blanc, couleur des Unitaires,  et du rouge, celle des Fédéralistes. Mais celle des Unitarios était plutôt  tournée vers le bleu ciel. Cette histoire ne convainc pas tout le monde mais séduit.

Moins original mais la plus probable ce rose serait composé de chaux et de sang de bœuf, une  des couleurs à la mode de cette époque. A vous de choisir la version qui vous plait le plus…

A la tombée de la nuit, les lumières roses prennent place….  On admire, alors, la splendeur de ce monument..

Casa Rosada, Plaza de Mayo 

Clémence de Sagazan

Palacio de las Aguas Corrientes

Que l’on apprécie ou pas l’architecture éclectique de ce palace, il marque les esprits par son style unique à Buenos Aires. © masha_ioveva

Ce n’est pas un hasard si ce palace est dédié à l’histoire sanitaire du pays! Pour mieux comprendre, un petit retour dans le passé s’impose .
Nous sommes dans les années 1860, l
es épidémies font des ravages dans la capitale porteña . Après le choléra et la typhoïde, en 1871, arrive  la fièvre jaune. Ne connaissant pas la cause de cette maladie (les moustiques), les nouveaux immigrants italiens sont accusés d’être à l’origine de cette infection. Chaque mois les cas se multiplient, certains malades s’enferment chez eux par peur de se faire piller durant un séjour à l’hôpital. San Telmo et Monserrat sont les quartiers les plus touchés, des croix sont peintes sur les portes des habitants atteints de la fièvre jaune. Terrifiés, un grand nombre de portègnes décident de fuir le sud de la ville. La classe moyenne se dirige vers la « zona de las quintas »,  qui correspond aujourd’hui au quartier nommé « Flores ». Au total, cette épidémie provoque la mort de 14 000 personnes, environ 8% de la population.

L’absence d’eau courante favorise la propagation des maladies. Buenos Aires a bien trop souffert, la ville doit rénover d’urgence son système d’eau. En 1887, commence  ce projet  © Gijlmarpharaonique de construire un grand et somptueux « Palacio de las Aguas Corrientes » afin d’y déposer les douze réservoirs qui pouvaient contenir jusqu’à 72 millions de litres d’eau potable.  De nombreuses pièces de céramique sont importées d’Angleterre et de Belgique. Plus de 300 000 pièces en terre cuite recouvrent la façade, on peut aussi apercevoir  les écussons des 14 provinces d’Argentine. Une fois les travaux achevés en 1894, le palace peut alimenter environ 400 000 porteños en eau potable. Aujourd’hui convertit en musée, il est l’un des emblèmes de l’époque où l’Argentine était l’un des pays les plus puissants du monde.

Palacio de las Aguas Corrientes,  Avenida Cordoba 195

Clémence de Sagazan

La fontaine des néréides, la source d’un scandale

Située dans le quartier de Puerto Madero, la fontaine des néréides est fortement critiquée au début du XXème siècle. Fontaine des Néréides

La célèbre sculptrice Lola Mora, originaire de Tucumán, offre cette fontaine à la ville de Buenos Aires en 1903. Réalisée en marbre de Carrare, cette scène représente la naissance de Vénus avec son père Jupiter entourés de néréides dénudées. La fontaine prend place Plaza Mayo, à coté de la Casa Rosada, mais la représentation de ces femmes nues avec leurs formes plantureuses choquent les habitants de la capitale.

fontaine finiePour les Argentins il est alors impensable que cette sculpture soit située devant la Cathédrale. Aucune femme n’assiste à l’inauguration.  Après diverses réclamations, en 1918, elle est exilée loin des regards sur la Costanera Sur, où elle y figure toujours. Aujourd’hui elle revit car cette zone est devenue le jeune et célèbre quartier de Puerto Madero.

Durant sa création, Lola Mora, de réputation rebelle et en avance sur son temps, sculptait en pantalon en cachette afin de ne pas offusquer la société. En cent ans, les mœurs ont évolué et ces scandales de l’époque nous paraissent aujourd’hui démesurés.

Fontaine des NéréidesAvenida Tristán Achával Rodríguez 1550

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan

Quilmes: bien plus qu’une bière!

Dans tous les bars de Buenos Aires, vous trouverez la célèbre bière Quilmes made in Argentine! biere

Cette bière locale tant appréciée existe depuis 1890 et porte le nom de la ville où elle fut produite pour la première fois. Quant à la municipalité de Quilmes, qui se situe au sud-est de Buenos Aires, elle fut baptisée ainsi en mémoire à une ancienne civilisation indigène.

Histoire des Quilmes

quilmesAu XIème siècle une tribu indienne nommée « les Quilmes » s’installe dans la province de Tucumán, dans les vallées de Calchaquies au nord ouest de l’Argentine. Ils vénèrent le dieu soleil et la Pachamama. Leur terre étant fertile, ils cultivent le maïs, le quinoa, la pomme de terre et élèvent des lamas. Ils sont alors connus pour bien se défendre et résister à l’envahisseur. Leur cité construite en terrasse leur permet de surveiller l’arrivée de l’ennemi.ruines de quilmes

Après avoir résisté aux Incas, ils luttent, pendant plus de cent ans contre l’invasion des Espagnols.  Mais au XVIIè siècle, le gouverneur de Tucumán et ses hommes envahissent  la vallée et capturent les Quilmes. Expulsés de leur territoire, ils doivent parcourir, de force, plus de 1200 kilomètres, beaucoup d’entre eux meurent sur le chemin. Au total 260 familles sont déportées dans la Reducción de la Santa Cruz qui porte aujourd’hui le nom de Quilmes. Arrivés sur place, ils refuseront d’ être un « peuple esclave » et cesseront de procréer. Ils s’éteindront au cours du XVIIIème siècle. En 1811, lorsque le gouvernement ferme la Reducción : plus aucun Quilmes ne figure sur les registres. Ils avaient disparu depuis longtemps….

Aujourd’hui, les Ruines de Quilmes témoignent de l’existence de ce peuple si courageux (photos ci dessus). Plus on monte, plus la cité ressemble à un labyrinthe, une vue à couper le souffle…

Clémence de Sagazan

El Museo Pueyrredón

Cette maison de campagne, au style colonial, est située dans la banlieue de San Isidro.  Elle doit son nom à ses anciens propriétaires: les « Pueyrredón », une puissante famille argentine.

Museo  Pueyrredón

Cette propriété fait revivre une partie de l’histoire des Pueyrredón. Qui sont-ils? Juan Martín de Pueyrredón, fils d’un commerçant français, est un personnage important de l’Histoire.

En 1806, les Anglais débarquent à Buenos Aires,  Juan Martín décide, avec ses frères, de combattre l’armée britannique aux cotés de Jacques de Liniers et ensemble ils réussissent à renverser l’ennemi. Il est ensuite  envoyé en Espagne afin de demander des renforts et informer de ce qui se passe en Amérique Latine mais le Roi ne montre guère grand intérêt. Il retourne alors à Buenos Aires avec une envie d’ indépendance. Désormais, le royaume espagnol le considère comme une menace.

IMG_4823A son retour, âgé de 39 ans, il épouse María Calixta qui vient de célébrer son treizième anniversaire. Juan Martín de Pueyrredón devient alors propriétaire de la maison par le biais de sa femme, héritière des lieux. Cette « casa de campo » est leur résidence secondaire.

Une fois l’Indépendance signée, il est nommé Directeur Suprême des Provinces Unies du Rio de La Plata par le Congrès de Tucumán. Pour lui, l’urgence est de consolider le pays et de chasser les Espagnols du continent. Il  appuie fortement la campagne militaire de son ami José de San Martín.

Avec sa  femme María Calixta, ils vont avoir un seul fils, Prilidiano, qui deviendra, par la suite, un grand peintre de renommée mondiale. Une fois retiré de la vie politique, Juan Martín de Pueyrredón se consacre à l’horticulture et à collectionner des plantes dans cette maison de San Isidro. Il crée alors un jardin botanique pour découvrir de nouvelles espèces végétales.

Visite guidée de la propriété

IMG_4830Pour entrer dans la demeure des Pueyrredón comme invité, il fallait emprunter ce jardin. A l’intérieur les salles sont à taille humaine et le sol en céramique. Aux murs sont exposés plusieurs portraits, sur fond neutre, peints par

IMG_4813Prilidiano Pueyrredón. Il convertit le mirador en atelier afin de profiter de cette vue incroyable sur le Rio de la Plata.

El Museo PueyrredónCette autre entrée était réservée au personnel. On remarque que les portes sont plus basses, les fenêtres plus petites et cette fois ci le sol est en brique. A droite, se situaient les écuries.

Dans le parc, sous cet arbre  » l’algarrobo blanco », IMG_4835 Juan Martín de Pueyrredón et José de San Martín conversaient des heures. On s’imagine alors ces discussions passionnées alimentées par cet ardent désir de voir, un jour, une Amérique Latine complètement libre.

Museo Pueyrredón:  Rivera Indarte 48, Acassuso
Visite guidée conseillée

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan

L´église de Socorro: naissance d’un amour interdit

Depuis sa création jusqu’à aujourd’hui la basilique de Socorro, située dans le quartier du Retiro, a son jardin secret…socorro1

Tout commence en 1750 l’espagnol Alejandro del Valle  fait don de son terrain pour construire l’église à condition qu’elle soit baptisée  « Nuestra Señora del Socorro ».

Cent ans après, cette église fut le lieu de naissance d’un amour impossible. Il faut alors se projeter au XIXème siècle…

socorro2On ne soupçonne pas les histoires du passé, parfois sordides, qui se cachent derrière les portes d’un immeuble, d’une maison ou encore d’une église. Connaissant ces anecdotes, légendes ou histoires, notre regard sur l’endroit change. L’église de Socorro, elle aussi, a son histoire.

Nous sommes en 1848, l’Argentine est alors dirigée par le tyrannique dictateur Juan Manuel de Rosas qui installe un régime  » fédéraliste ». Ses espions et la Mazorca, police secrète, intimident l’opposition dans la capitale. Il est alors conseillé de suivre ses instructions à la lettre….

Derrière les portes de l’église de Socorro, une histoire d’amour naît en silence. Une femme de la haute bourgeoisie argentine prénommée Camilla O´Gorman et le curé de cette paroisse tombent amoureux et vivent leur liaison en se cachant de la société. Camilla O´Gorman est la petite fille d´Anne-Marie Perichon qui était la maîtresse de Jacques de Liniers (ancien Vice Roi d´Argentine).

Pour vivre en toute liberté leur amour, le prêtre Ladislao Gutiérrez et son amante décident de fuire la capitale à cheval à destination de la province de Corrientes. Mais quelques mois après, ils sont trahis et attrapés par les troupes de Rosas qui ordonne leur exécution. Apprenant que Camilia est enceinte de huit mois, il l´oblige à boire une bouteille d´eau bénite pour que l´enfant soit baptisé avant qu’elle soit fusillée. Une histoire tragique qui scandalisa le monde entier…

L´église de Socorro: Juncal Y Suipacha

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan

La Casa de la Cultura: ancien siège de La Prensa

La Casa de la Cultura, Avenida de Mayo, est l’ancien siège du journal La Prensa, un quotidien fondé par José Clemente Paz en 1869. prensa3

A l’époque, La Prensa était l’un des médias les plus influents du pays. Une sirène retentissait à chaque grand évènement tel qu’en 1918 lors de la fin de la Première Guerre Mondiale. Elle a été utilisée pour la première fois en 1900 pour la mort du roi Humberto I d’Italie. prensa2

L’immeuble fut construit en un temps record, entre les années 1894 et 1897 par les deux architectes argentins: Carlos Agote et Alberto Gainza. On sent l’influence française, pays ou ils ont étudié tous les deux l’architecture. Au premier étage se situaient les salles de rédaction mais aussi des salons réservés aux conférences, aux réceptions…

prensa1Une statue de bronze d’une femme tenant une feuille imprimée dans sa main gauche et une torche dans sa main droite est perchée au sommet. Elle fut importée de France et sculptée par Maurice Bouval. Le message est fort :  la liberté de la  presse. Un droit qui devrait parfois être  rappelé en Argentine..
L’horloge fut réalisée par Paul Garnier et on peut apercevoir au dessus un aigle faisant allusion au journalisme soit celui  » qui voit tout ».

En 1988 pour des raisons économiques, l’immeuble  de La Prensa fut vendu au Banco Central et le journal a déménagé à Puerto Madero..

La Casa de la Cultura, Avenida de Mayo 575

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan

La Maldonado, une des plus anciennes légendes portègnes

Diciembre 2007 (222)

Les Argentins adorent les légendes! Celle ci se passe dans l’actuelle banlieue de San Isidro. C’est l’histoire de la Maldonado, une femme espagnole héroïque du XVIème siècle…

En 1536, La Maldonado est arrivée avec Pedro de Mendoza. A cette époque les nouveaux arrivants sont réfugiés dans des campements par peur des éventuelles attaques des amérindiens.

La nourriture se fait alors de plus en plus rare.Tenaillée par la faim, elle décide de s’enfuir du camp. Perdue, tremblante de froid, elle se réfugie dans un des creux du talus, au bord du Rio de la Plata. Elle tombe alors nez à nez avec une lionne en train de mettre bas, elle décide de s’occuper des deux lionceaux. La journée, la lionne part chasser et répartit la nourriture entre la femme et ses petits.

Mais un jour, une tribu indienne, passant par là, la capture de force. Elle vit un temps parmi eux avant qu’à leur tour les Espagnols la retrouvent et la ramènent au camp. Choqués qu’une « femme blanche et catholique » aie vécu avec cette tribu, elle est condamnée à être dévorée par les fauves. Le lendemain elle est retrouvée accrochée au poteaux: vivante. Parmi ces fauves, une lionne la protégeait….

Toutes les photos sont disponibles en grand format dans la Galerie Photos. 

Clémence de Sagazan